En tant qu’humains, on adore juger ce qu’on voit et entend, comme si nos perceptions sensorielles étaient la vérité absolue. Mais, surprise : elles sont souvent biaisées, incomplètes, voire totalement à côté de la plaque. Voilà pourquoi, depuis quelques années, j’ai appris à ne plus me fier uniquement à ce que mes yeux voient ou à ce que mes oreilles entendent. Parce qu’après trop d’erreurs basées sur des suppositions bidons, j’ai compris qu’il y a bien plus puissant : notre ressenti, notre intuition. Quand on apprend à lui faire confiance, on découvre une forme de guidance subtile, presque magique, qui nous vient de quelque part de bien plus profond.
Quand on est sensible, on peut capter l’état d’esprit de quelqu’un sans même un mot. Cette personne pourrait sourire et dire qu’elle va bien, mais notre intuition capte les signaux contraires. C’est puissant, et bien souvent, ça ne ment pas. Mais attention, ce n’est pas parce qu’on sent quelque chose qu’on doit le balancer immédiatement. Il y a un moment pour tout, et si notre intuition est forte, elle nous dira aussi quand les autres sont prêts à entendre la vérité. Forcer les choses, pousser quand la porte est fermée ? C’est un manque de respect, envers eux et envers soi. En réalité, c’est la recette pour se retrouver face à un mur et mettre en péril la confiance.
Peu importe la clarté de nos ressentis ou la sincérité de nos intentions, si la personne en face n’est pas prête, elle va sûrement se sentir jugée ou incomprise. Elle pourrait se fermer encore plus, et au lieu de lui faire un cadeau, on risque de briser la connexion, de perdre l’opportunité de partager quelque chose d’authentique au bon moment.
Dans la plupart des cas, quand on ressent les émotions et les non-dits autour de nous, l’âme des gens peut le capter, même s’ils n’en sont pas encore conscients. Quand ils seront prêts, ils ouvriront d’eux-mêmes cette porte, nous invitant à entrer dans leur monde intérieur sans qu’on ait besoin de forcer quoi que ce soit.
Ressentir les autres, c’est comme voir une facette d’eux que peu de gens aperçoivent. C’est un don, parce qu’il nous aide à comprendre ce qui motive leurs actions, leurs réactions, que ce soit envers nous ou envers les autres. Mais surtout, ça nous rappelle que chacun d’entre nous, peu importe notre parcours ou notre niveau de conscience, porte son propre bagage : des peurs, des blessures, des leçons à intégrer, et une quête d’amour intérieur.
En fin de compte, peu importe où chacun en est dans son cheminement, l’essentiel est de reconnaître le potentiel de croissance qui existe en chacun de nous. On finira tous par y arriver un jour, si ce n’est dans cette vie, peut-être dans une autre. Le cheminement est individuel, mais la destination est la même : une vie plus connectée, plus vraie, avec un amour pour soi et les autres qui dépasse les masques et les jugements.