A l’aube de cette Fête des mères, je me suis plongée, toute vibrante, dans le tumulte de mes pensées et le tourbillon de mes émotions, traversant l’épaisse brume de mes sentiments pour explorer l’intimité de mon être. Mon parcours, mes expériences, ont dessiné sur ma peau les nuances infinies d’une mère, des couleurs éclatantes de joie aux ombres d’inquiétude et de culpabilité. Pour être une meilleure mère, pour offrir le meilleur de moi-même à mon enfant, j’ai dû apprendre à me guérir émotionnellement. Dans ce chemin tortueux et illuminé, l’écriture fut mon étoile guide.
Imaginez une rivière. Ses eaux semblent calmes à la surface, reflétant la lumière de la lune, mais sous cette surface tranquille, des courants forts, sauvages et impétueux se déchaînent. Les émotions maternelles sont comme cette rivière. A la surface, nous affichons le calme, le sourire, la sérénité, alors qu’en dessous, une marée d’émois, de sentiments complexes, nous agite et nous porte. Une mère est une femme qui aime incommensurablement, qui se sacrifie sans compter, mais qui porte aussi des douleurs tues, des peurs refoulées.
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J’ai compris que, pour être cette maman que je souhaitais incarner, j’avais besoin de plonger dans les eaux profondes de cette rivière, de confronter ces courants intérieurs, de les comprendre, de les accepter et enfin, de les guérir. L’écriture thérapie s’est imposée à moi, non seulement comme un outil, mais comme une passerelle vers mon moi intérieur. À travers elle, j’ai pu dessiner les contours de mes peurs, mettre des mots sur mes douleurs, et commencer à les apprivoiser.
L’écriture, c’est comme tracer des cercles dans l’eau d’un étang paisible. Chaque mot, chaque phrase, provoque une onde qui s’étend et touche des parties de nous que nous ne soupçonnions même pas. Écrire, c’est permettre à ces ondes de résonner en nous, de faire vibrer nos émotions jusqu’à ce qu’elles émergent à la surface, jusqu’à ce qu’elles soient visibles, palpables, pour que nous puissions les regarder en face.