Il m’arrive de grogner, de râler, de grincer des dents…
Je n’arrive pas à exprimer toutes ces émotions qui m’habitent.
Car moi-même je ne les comprends pas toujours.
Il me faut du temps dans le silence, dans l’obscurité pour écouter ce qui vient de mes profondeurs.
Je suis comme l’océan, je peux être calme, douce et parfois sans crier gare je deviens extrême avec mes tempêtes.
Ma nature de femme est cyclique et j’essaye d’accueillir ma nature changeante comme les phases de la lune.
D’accepter mes petites morts pour renaitre toujours au plus près de mon être.
Le plus dur est de ne pas me juger, me condamner, me lamenter.
Nous vivons dans un monde où tout doit être lisse, rentrer dans des cases, toujours se montrer sous son meilleur visage. Donc parfois sur ces standards, je me crois être anormale.
Mais mes émotions, ma femme sauvage arrivent pour tout casser et y mettre de la Vie.
Un mélange d’ombre et de lumière, de douceur et de puissance. Oui, car ma vraie nature est sauvage.
Je ne suis pas une femme-modèle, je ne suis pas un robot ni du préfabriqué, de la superficialité.
Je n’ai pas envie d’un monde de manipulation, mais un monde spontané, vivant.
Alors j’essaye de ne pas me manipuler moi-même.
De laisser un peu de place, à cette femme sauvage qui souhaite être libre et vivre à travers tous mes sens.
Petit à petit, je me laisse l’espace et le temps de me découvrir.
De m’apprivoiser pour ne pas être prise dans les filets des autres.
De m’aimer pour ne pas mendier cet amour.
De m’honorer pour ne pas me perdre.
Cela me demande souvent du courage, car c’est un chemin que l’on ne m’a pas appris à l’école, ni même dans ma famille.
C’est un chemin qui se découvre en étant à l’écoute de soi à l’écart de la société, du Monde.
Cela me fait peur parfois, car j’y perds mes illusions, mais j’y gagne tant en suivant le flux de l’énergie de Vie qui circule en moi sous la forme d’une femme vibrante et connectée à elle-même.
Jessie Birra
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