Au fil des ans, nous prenons des habitudes. La routine s’installe et le pilote automatique s’actionne sans que l’on s’en rende véritablement compte. Souvent, la charge de travail dirige nos journées.
L’amélioration de notre situation passera obligatoirement par des changements positifs. Le changement est un passage d’un état à un autre. Il bouleversera l’ordre établi. Il nous demandera toujours de faire des efforts et nous exigera parfois de la patience. Donc, aucun progrès n’est possible sans changement (il en est de même pour notre développement personnel, d’ailleurs). Et il va de soi qu’avant d’exiger des transformations des personnes que l’on côtoie au travail, on devra nous-mêmes passer à l’action!
Le changement s’effectuera en cinq étapes : inaction, prise de conscience, préparation, action et maintien.
- D’abord, notre zone de confort, notre routine, nous amène à nous dire qu’on n’a pas de véritable problème; nous sommes dans le déni (Inaction).
- À un certain moment, l’idée du changement émerge (Prise de conscience) et nous commençons l’analyse des avantages et des inconvénients.
- Lorsque le changement devient la meilleure solution et que nous en sommes convaincus, une décision est prise (Préparation).
- Nous adoptons alors les nouveaux comportements qui nous permettent de réaliser la transformation (Action).
- Une fois le changement en place, soit qu’une nouvelle habitude s’installe (Maintien), soit c’est la rechute vers notre vieille zone de confort (Inaction).
Le changement n’est pas toujours une chose facile. Il n’existe pas de « Google Maps» pour nous indiquer où nous mèneront les changements exigés! Le changement fait peur et c’est très humain d’avoir peur; qu’il soit exigé ou proposé ou initié. Le réflexe humain est donc d’appuyer sur les freins pour s’assurer de ne pas se mettre en danger. C’est correct… Pourvu de ne pas tout arrêter. Parce que le véritable danger est parfois justement de ne pas passer à l’action ou d’abandonner. En cas de doute ou d’inquiétude, posez-vous toujours la question : Quel est le pire qui peut arriver? Et, s’il y a lieu, puis-je assumer les conséquences négatives? Si le pire est le statu quo, lancez-vous immédiatement! Si vous pouvez assumer les conséquences envisageables, lancez-vous! Dans le cas contraire, faites des ajustements et reposez-vous ces questions. Tout changement apportera son lot de montages russes d’émotions, surtout s’il nous est imposé : colère, déprime, marchandage, acceptation, négociation.