Oui, la terre vit, vibre, respire et… transpire, tout comme toi et moi.
L’as-tu remarqué ?
As-tu déjà vu la terre transpirer de chaud ? L’as-tu senti aussi ?
Ah, les odeurs de la terre… Elle sent bon, la terre, mais pas tout le temps…
Oui, la terre vit, vibre, respire et… transpire, tout comme toi et moi.
L’as-tu remarqué ?
As-tu déjà vu la terre transpirer de chaud ? L’as-tu senti aussi ?
Ah, les odeurs de la terre… Elle sent bon, la terre, mais pas tout le temps…
Parfois, au gré des chemins, elle va exhaler des senteurs fortes, peut-être désagréables, voire nauséabondes… comme nous tous !
Nos corps sont des continents, avec des passerelles, des ponts, des grottes, des courbes et des virages. Et tout cela est multi-olfactif.
Chaque endroit de notre corps, chaque centimètre de notre peau aura une odeur particulière, qui variera d’instant en instant. C’est notre signature olfactive, qui nous est unique à chacun.
C’est pareil pour la terre. Suivant les chemins ou les sentiers que tu arpenteras, chaque centimètre carré aura sa propre odeur, sa propre empreinte olfactive, phéromonale.
Et c’est beau, tellement c’est riche et vaste.
L’abondance est vraiment partout, multiple et omniprésente.
Souvent, on parle des sublimes senteurs et couleurs que la nature nous offre.
Jamais de ce qui sent fort !
Moi, je les aime, ces odeurs particulières, marquantes. Je les aime toutes.
Plus particulièrement celles du printemps et de l’été, quand ça sent le chaud. Quand je vois et je sens que ça transpire tout autour de moi, au hasard de mes balades pédestres.
Il y a tout un monde qui vient me parler, qui vient chatouiller mes narines. Oui, j’aime quand la nature transpire, j’aime l’odeur de ses herbes jaunies et asséchées par les assauts du soleil.
J’aime aussi les relents de bouse de vache, j’aime toutes ces odeurs de chaud, ces odeurs parfois âcres qui nous rallient à notre animalité sexuellement olfactive.
J’aime les odeurs brutes, les odeurs fortes de la nature. J’aime bien sûr l’odeur de la mer, mais j’aime tout autant l’odeur forte des algues pourries posées sur le sable. Cela me renvoie à mes menstrues, à cette odeur particulière de mon entre-jambes que je remarque 3 jours chaque mois.
J’aime tout autant l’odeur de la rivière qui sent le cru et le frais.
J’aime le parfum des cailloux, des plantes sauvages qui sentent le vrai et le vivant.
As-tu déjà respiré une pierre ?…
As-tu déjà ramassé quelques graines par-ci par-là et senti leur parfum sauvage ?…
As-tu senti l’humus ?…
Nous savons tous à quoi ressemble l’odeur (sublime) de l’herbe mouillée, mais as-tu déjà senti le parfum de la terre sèche et granuleuse qui glisse entre tes doigts ?
J’aime toutes ces odeurs de chaud, parce que je sens que je respire la vie, à son état brut.
Oui, la terre exhale, elle respire, elle souffle bruyamment, elle ne sent pas toujours bon, comme nous tous.
Nous vivons dans un monde de plus en plus aseptisé, où il est de bon ton de sentir bon… pour certains, cette obsession de la propreté est gravée dans leur quotidien, jusqu’à leur intimité. Il y a des personnes qui se lavent avant et juste après les rapports sexuels.
D’autres se lavent les mains avant et après les passages aux toilettes.
Je me souviens d’un moment où j’étais avec mon ancien compagnon…il sortait tout juste de la douche et nous avons été pris dans un élan sexuel, donc nous avons fait l’amour… je me suis sentie comme dédoublée pendant toute la durée de l’acte, car j’avais la sensation de faire l’amour avec son gel douche !
Notre nature profonde est animale et respirer l’odeur de la terre est encodé dans nos cellules. On l’a fait bien des fois dans nos multiples vies, et ce parfum particulier est véritablement inscrit dans notre patrimoine génétique.
Alors, oui, j’aime les odeurs brutes.
Quand tu caresses ton animal, tu le respires en même temps, pourtant il ne s’est pas parfumé avant de venir vers toi !
Je ne milite pas pour de l’anti-hygiénisme non plus, bien au contraire. Je suis une femme féminine, j’aime me parfumer, me passer de la crème sur mon corps, me savonner, etc.
Mais j’apprécie aussi toutes les odeurs de mon corps et en ce sens, je suis comme les bébés. Jamais tu ne verras un bébé se critiquer ou se mal aimer, il aime chaque centimètre de son corps, il porte d’ailleurs souvent ses pieds à sa bouche au moment du change !
Oui, j’aime les odeurs sauvages, elles me font me sentir pleinement vivante, humaine et animale à la fois.
Et j’adore la nature pour ça, et particulièrement les odeurs que je respire à la saison chaude car elles me rappellent nos odeurs à nous, l’odeur de nos peaux, de nos souffles, de nos liquides et de nos humeurs.
J’adore aller m’offrir un bol d’air chaud, au-dehors.
De la même façon qu’un bol de boisson chaude me nourrit et me réchauffe aussi, un bol d’air chaud du dehors m’enivre, m’exalte et me réjouit.
Et je sais que ces odeurs-là, je ne les retrouverai dans aucun autre parfum, aussi luxueux ou élaboré soit-il.
Ces odeurs que la nature m’offre à chacun de mes pas restent longtemps en moi, occupant mon palais olfactif toute la journée qui suivra, et bien plus après parfois.
J’aime ces tatouages olfactifs, ces empreintes multiples quand elles s’installent en moi.
Oui, j’aime les odeurs atypiques, bizarres, incongrues, sauvages, magnifiquement sauvages de la nature quand elle m’offre sa transpiration.
Et c’est sensuellement bon et vivant.
Oui, j’aime cette vivance de fougue dans tous ces chauds exaltants.
Terre, offre-moi ta chaleur, partage-moi tes odeurs, offre-moi ton souffle lourd et alangui.
Je m’inspire de toi quand je te respire, et quand je transpire à mon tour, il y a un peu de toi dans chaque goutte de mon eau.
MERCI. JE T’AIME.
Pascale Marie
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